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Adjamé-Liberté: Le pont de l'anarchie



ABIDJANACTU.COM Adjamé 220 Logements. Haro sur le pont qui mène à Liberté, du nom de ce célèbre secteur dans la commune d’Adjamé. En cet endroit constamment embouteillé, les chauffeurs de véhicules de transport communément appelés Gbaka risquent chaque jour la vie de leurs passagers. Ces chauffeurs indélicats ont pris pour habitude de faire des manœuvres imprudentes sur ce pont à deux voies, foulant au pied, à volonté et malgré les réprimandes des passagers, les codes de la route. C’est un fréquent manège.
 
En provenance de Bingerville ou de Treichville, c’est une fois sur ce pont que ces chauffeurs, impatients dans la conduite face aux embouteillages suscités par le désordre qu’ils créent eux-mêmes, font des demi-tours à grands risques et à donner froid dans le dos. Et plus, ces fréquentes manœuvres risquées se passent le plus souvent dans l’indifférence de certains agents de police présents, en attendant que le pire ne se produise. «Chauffeur, si ta vie ne te dit rien, n’oublie pas qu’il y a plusieurs vies entre tes mains», se plaint un passager qui dénonce la conduite d’un jeune chauffeur.

Tous sont à majorité jeunes au volant de leur Gbaka. Des plaintes et railleries des passagers, on en entend tous les jours surtout quand ceux-ci sont confrontés à de tels manœuvres. Très apeuré par le demi-tour, cet autre passager craint que le minicar ne passe les garde-fous par imprudence. Si cette scène n’est pas à simuler,  la conséquence serait meurtrière en cas d’accident vu que ce pont est au niveau deux de l’échangeur d’Adjamé. «Tu fais confiance à tes freins, tu oublies qu’ils peuvent te lâcher à tout moment», fulmine une passagère.
 
Si de nombreux passagers victimes de tels manœuvres ne cachent pas chaque jour leurs craintes, les piétons qui occupent la passerelle ne se privent pas de jeter des jurons, voire réprimander ces chauffards qui leur causent autant de tort. 
 
Ce qui est le plus curieux dans un Etat de droit, c’est qu’en ce lieu d’Adjamé-Liberté, ce sont les chauffeurs et syndicats de transport qui imposent leur loi. La circulation y est un casse-tête chinois. Indiscipline, anarchie, mauvais stationnement, non-respect du code de la route sont le lot quotidien. Ce spectacle est devenu banal et bruyant dans ce Vieux Cocody autrefois paisible.
 
Selon les estimations récentes de l’Office National de sécurité Routière (OSER), 94% des accidents de la route sont dus à des facteurs humains liés aux comportements des conducteurs et 6% sont imputables aux autres facteurs dont le mauvais état des véhicules et du réseau routier.

Au total, la Côte d’Ivoire enregistre 6 000 accidents qui occasionnent près de 600 tués et 13 700 blessés avec des pertes économiques qui se chiffrent à six milliards de francs CFA par an.





Lundi 25 Juillet 2016


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